Océanolab à Brest : une immersion dans la biodiversité marine

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Nouveauté à Brest : l’Océanolab. Ouvert depuis le 29 mars 2023, il permet d’ouvrir l’étude de l’océan au grand public. Véritable laboratoire d’expérimentation, les expériences scientifiques s’observent en direct. Objectif : sensibiliser au changement climatique et à son impact sur la biodiversité marine, et démontrer l’importance de préserver nos ressources en eau. Tour d’horizon. 

Qu’est-ce que l’Océanolab et quels sont ses objectifs pour la biodiversité marine ? 

Fruit d’un partenariat entre Océanopolis (l’aquarium et centre de recherche de Brest), l’Institut Universitaire de la Mer (IUEM) et l’Université de Bretagne Occidentale, l’Océanolab permet à tout un chacun de découvrir des projets de recherche scientifique sur l’écologie marine, et de poser des questions aux médiateurs scientifiques présents sur place. In fine, son ambition principale est de proposer aux visiteurs de voir la science “en train de se faire”.  

Ainsi, les chercheurs présents en résidence à Océanopolis peuvent quitter leurs laboratoires pour se rapprocher du public et donc leur permettre de s’interroger et de se questionner sur les impacts du réchauffement climatique sur l’écosystème marin.

À l’Océanolab, les travaux scientifiques sont réalisés en temps réel. Ce mode de fonctionnement a été imaginé afin de développer le dialogue entre la science et la société, et de créer, chez les jeunes, de possibles futures vocations liées à l’étude scientifique du monde marin.  

Quelles recherches sont effectuées à l’Océanolab pour protéger la biodiversité marine ?  

Le premier programme retenu dans le cadre des recherches scientifiques de l’Océanolab se nomme “MicroCO2sme – Les microplastiques dans un océan riche en CO²”, et vise à “étudier la vulnérabilité d’une espèce d’huitre indigène, l’huître plate (Ostrea edulis). Il se déroule dans plus de 12 grands aquariums en Europe, et est porté par des équipes scientifiques de l’Ifremer et du CNRS. L’étude de l’huitre plate, en grand danger de disparition suite à la modification de son habitat, sa surexploitation dans le cadre de la consommation ou encore les maladies, va permettre aux scientifiques de savoir “comment l’huître plate et ses communautés associées seront affectées par les conditions de température, de pH et de pollution plastique à l’horizon 2100” 

Des bassins d’expérimentation installés au sein de l’Océanolab vont permettre aux chercheurs d’étudier l’espèce dans différentes conditions et ainsi comprendre l’impact de différents facteurs croisés sur la population et la communauté des huitres plates. 

En 2024, le deuxième programme de recherche concernera cette fois l’ormeau européen (Haliotis), une espèce endémique de Bretagne qui subit un déclin depuis la fin des années 90 à cause du développement d’une bactérie : Vibrio harveyi. Alors que des travaux afin de restaurer les populations sont effectués depuis quelques années, le changement climatique vient mettre à mal ces efforts. Cette étude permettra donc de comprendre comment l’espèce s’adapte à ce changement de leur environnement naturel, et le cas échéant, quelles sont les solutions afin d’aider l’espèce à y répondre. 

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